Le Plateau des Bolovens en mode Pékin Express


Photos, hop hop hop !

On a fait le plein, préparé nos petits sacs à dos (les gros sacs restent à la guesthouse à Paksé) : on est prêts à prendre la route ! Et on a même plus d’1 € par jour !

Bon mais c’est quoi le plateau ds Bolovens ? Comme je suis rien qu’une sale feignasse, voilà ci-dessous la description de Wikipedia :

Le plateau des Bolovens est une région du sud du Laos, à environ 50 kilomètres à l’est de Paksé, troisième ville du pays. Elle est située en altitude et le climat y est un peu moins clément qu’en plaine (il peut y faire frais et humide même pendant la saison sèche hivernale).

On y cultive un café très réputé, qu’on trouve partout au Laos (robusta et arabica), ainsi que du thé et du poivre.

Les communes sont assez rurales, souvent situées au bord de la route et nommées selon le kilométrage, la plus grande étant Paksong qui a un marché important.

Le plateau des Bolovens présente des paysages somptueux et peu troublés par le tourisme occidental  : chutes d’eau spectaculaires et forêts primaires.

 
Pour cette première journée, on a 80 kms à parcourir jusqu’aux chutes de Tad Lo où nous chercheront des chambres pour la nuit.
La route est bonne, on fait pas mal d’arrêts car il fait super chaud et on apprend à slalomer entre les canards, buffles, cochons, poulets sur la route. Pas évident mais amusant !

Une fois arrivés à Tad Lo, on trouve des bungalows au bord des chutes d’eau. Le panorama est bien plus joli que ce que le Routard nous disait !


On grimpe pour arriver en haut de la cascade qui est sur plusieurs « étages », et on s’installe à une distance correcte des femmes qui viennent s’y laver pour faire notre trempette avant le dîner.

C’est le défilé : d’abord les femmes et les enfants qui se lavent et font la lessive, puis les hommes une fois la nuit presque tombée. Inutile de préciser que la toilette des hommes est nettement plus succinte 🙂
Après une brève nuit bercée par les bruits étranges des animaux de la forêt alentour, on reprend la route pour notre seconde journée.

On s’arrête en cours à une autre cascade pour se rafraîchir, histoire que Clémentine et moi on se tape bien l’affiche. Oui parce qu’au moment où on arrive, c’est le rendez-vous des ados.
Ils sont tous dans l’eau, les garçons en slips et les filles en pantalons et t-shirts. On sait qu’il faut avoir un minimum de pudeur car les femmes ne sont pas censées se mettre en maillots mais….Fait chaud bon sang on veut se baigner !

Donc tant pis on y va et direct on se fait gentiment siffler et huer par les ados qui ricanent….Z’ont jamais vu de fesses de leur vie ou quoi ? Ben c’est l’occaz alors !

Puis on repart pour joindre le village où on doit passer la nuit. On sait qu’une portion de la route est en travaux mais il paraît que c’est très rapide.
Sauf que non c’est pas si rapide.

On est en montagne sur une route accidentée, on fait du 20 km/h, la nuit tombe et notre moto est sur la réserve. Bref, ça pue.
Les locaux que l’on croise nous disent que le village est à 60 kms et qu’il nous faudrait 4h pour y aller. Bon en même temps ils ont pas dû bien comprendre où on voulait aller, donc on continue.
Et puis la nuit tombe vraiment. Là on est certains que le village est pas loin, mais on s’arrête là où on voit 2,3 maisons en bambous pour se le faire confirmer par les locaux.
La femme à qui je m’adresse me fait comprendre que l’on peut dormir chez eux.

Et puis toute la famille s’y met, ils nous prennent les mains et nous demandent de rester pour la nuit…Bon ben ok alors !

On monte dans leur maison éclairée avec des bougies et des lampes à fuel, toute la famille est là en train de discuter et nous accueille hyper chaleureusement.
Je fais un essai, on sait jamais, je demande où se trouvent les toilettes : y a pas !

Je m’en doutais, ce sera dehors donc…Et pour la douche ben ce sera demain hein.
On est rapidement invités à boire un alcool stocké dans une grande jarre, dans laquelle on boit avec une grande paille en bambou.

Mieux vaut ne pas trop regarder ce qu’il y a dans cette jarre parce qu’il y a tout un tas de dépôts…Mais faut tester ! On peut pas dire que ce soit mauvais mais ça pique ^^

On nous sert une soupe de nouilles à chacun de nous 3, puis on est invités à les joindre pour le vrai repas mais on est déjà bien repus. Bref, on est aux petits soins pour nous.

La soirée se poursuivra avec les chants des hommes déchaînés et bientôt ivres morts pour certains, et surtout : du lao-lao qui décape (alcool de riz) ! Et on peut dire qu’on nous poussera à la consommation !

Tenez, voilà à quoi cette soirée en mode Pékin Express ressemblait ! La vidéo est prise par l’un de nos hôtes, avec le téléphone d’Eric.
Un des anciens passera la soirée à nous raconter sa vie, mais en lao. Mais il ne s’en rendra pas compte, on peut sentir ses 3 degrés d’alcool dans le sang 🙂

Les femmes, plus calmes, fument des espèces de cônes de ce qui semble être de la feuille de bananier bourrée avec je-ne-sais-trop-quoi. On essaie de savoir ce que c’est mais la communication est trop…Imprécise 🙂

Et puis on va se coucher dans notre « chambre » à 3 sur une paillasse, à côté du stock de bois. D’ailleurs Clémentine entendra toute la nuit les souris ou rats remuer là-dedans…Eric et moi on dormira pas trop mal finalement !

Le lendemain, je me lève vers 6h et me rend compte que les hommes ont couché dehors pour nous laisser la place…Heureusement la nuit n’a pas été trop fraîche…

Je vais aux « toilettes » et me recouche. A 9h, il ne reste plus que la grand-mère et sa petite fille, petit bout de chou adorable.

Dommage, on aurait aimé leur dire au revoir au moins…Mais c’est vrai qu’il y en a qui bossent !

On va leur faire quelques courses pour les remercier, et puis il faut reprendre la route pour cette dernière journée sur le plateau.

En tout cas, en s’en souviendra de cette soirée, c’est clair ! D’ailleurs quelques kilomètres plus loin je vois la guesthouse où on devait s’arrêter…Mais c’est sans regrets !

Franchement, on a remporté l’immunité non ?!
Sur la route on s’arrête à Paksong boire un café du Plateau : délicieux 🙂

Puis nouveaux stops pour voir les belles chutes de Tad Mueng et Tad Fan.
Toute la matinée Clémentine et moi on rêve de cheesecake, mais c’est un peu comme chercher du camembert au Tibet (je dis ça mais…qui sait, peut-être qu’ils en ont !).
Et puis à Tad Mueng se trouve un petit restau tenu par un lao ayant vécu 40 ans en France, qui propose….Du cheesecake aux myrtilles (certes, ce n’est pas un dessert français, JE SAIS) !! Et un bon qui plus est !

On rentre donc vraiment ravis de ces 3 jours, c’est même dur d’abandonner nos motos…
On repassera la nuit à Paksé, là où nous avions laissé nos sacs, après une petite galère d’hôtel. En effet, la guesthouse où nous avions logé n’avait pas retenu la nuit demandée pour notre retour…A nouveau, on trouvera une chambre pour nous 3 pour partager les frais.
L’union fait les économies.

Le lendemain : départ pour Don Det, dans les 4 000 îles à l’extrême sud du Laos.
Mais ça ce sera pour la prochaine ^^

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6 réponses à “Le Plateau des Bolovens en mode Pékin Express

  1. en tout cas on pourra pas dire que n avez pas tout essayé. Bon ou mauvais tout est testé.
    c’est super, je pense la vie n’aura plus de secret pour vous, tout au moins presque, parce que on en apprend tous les jours. Mais là je crois que votre sac à dos ne seras pas assez grand pour tout y stocker. On voit bien que vous en profitez un max et ça c’est cool.
    Vive la vie!

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