Potosi, un petit concentré de Bolivie

Après un dernier verre à La Paz, on se dépêche pour ne pas louper notre bus de nuit qui nous mènera à Potosi.

Cette fois-ci on a pris des places en « cama » (d’habitude on prend du « semi-cama »). C’est censé être plus confortable. Mouais. On passera les 10h du trajet à se cailler les miches et à dormir un peu quand-même.
Une fois sur place, on trouve une charmante auberge, dans laquelle on commencera par faire une bonne sieste !

Une fois plus « frais », on commence par faire un tour dans la ville.


La ville est à la fois paisible et animée. On se sent tout de suite bien dans ses ruelles colorées et leurs maisons coloniales, les églises, les petites échoppes et le marché central.

Mais enfin Mr Ouille, pas avec votre Ponchooooo voyons !

Le tout, dominé par le Cerro Rico, la montagne d’argent qui a fait la richesse de la région.

Et qui est accessoirement à l’origine du capitalisme, ainsi que du génocide de milliers d’esclaves envoyés pour se tuer à la tâche dans les mines.

Mmmh, sympa !
A 4100m d’altitude, Potosi est une ville où il fait bien froid le soir !
Elle est reconnue comme étant une des plus belles villes d’Amérique du Sud et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
C’est aussi une ville où on mange bien. Du moins, nettement mieux 🙂
Pour 5€, on s’offre un bon resto à côté d’une cheminée, accompagné d’un verre de vin.


Copieux non ?! (Je ne me souviens plus du nom du plat mais c’est une combinaison de poulet, de langue, avec des patates, des pâtes, et des crudités…!)
Côté douceurs, on a testé les chocolats chauds, churros maison au dulce de leche et panqueques con chocolate. Erà muy bueno !
Potosi, c’est un peu la ville bolivienne telle que je me l’imaginais en fait. Pleine de couleurs, d’odeurs, de reliefs, de contrastes.


Le lendemain matin, les choses sérieuses commencent : on part visiter les mines du Cerro Rico. Autant dire que me retrouver dans ce labyrinthe sous terre me terrifie. J’y vais, mais j’ai peuuuuur !
Et puis finalement, pas de crise de panique à l’intérieur, même si on manque parfois d’air.

L’esprit est plutôt occupé à se figurer le calvaire des mineurs qui viennent chaque jour tenter de gagner au mieux leur vie dans des conditions atroces.
Un mineur est payé XX bolivianos par tonne de minéraux. Il peut travailler jusqu’à 24h d’affilée, sans voir le jour. Et son espérance de vie est d’environ 45 ans. Ca laisse songeur.
D’ailleurs, avant d’entamer la visite, on passe par le marché des mineurs pour acheter quelques « cadeaux » : feuilles de coca, cigarettes sans filtre, boissons sucrées, « alcool potable » à 96 degrés (!) et bâtons de dynamite…
Le mineur passe donc sa journée à mâcher des feuilles de coca pour ne pas ressentir la faim et boire du tord-boyaux pour oublier…Et pourquoi la dynamite ? Parce que les travailleurs doivent acheter eux-mêmes tout leur matériel ! Donc ce qui est offert par les touristes, c’est déjà ça en moins à sortir de leurs poches.

Pas de photo car nous n’avions pas emmené notre appareil géant dans ces tous petits tunnels…Dommage, vous ne nous verrez pas dans ces sublimes tenues qu’on nous prête, avec les bottes, le casque et la loupiotte dessus. Vraiment, vous nous en voyez navrés… 🙂
Après ça, on enchaîne avec le couvent de Santa Teresa.

Très bien restauré, cet édifice abritait les sœurs carmélites. D’ailleurs c’est toujours le cas, même si elles ne vivent plus dans les mêmes conditions. Les filles entraient dans le couvent vers 15 ou 16 ans pour ne plus jamais en ressortir. Seules les familles les plus fortunées pouvaient envoyer leur filles car il fallait verser une dot qui équivaudrait à ce jour à 6000 USD !
Beaucoup de toiles de peintres de Potosi dans les nombreuses pièces. D’ailleurs sur beaucoup, les bourreaux du Christ sont représentés par des conquistadores Espagnols !
Le soir, on part goûter une des spécialités de la ville : la soupe aux pierres volcaniques !

Non, il ne s’agit pas de manger des pierres, mais celles-ci une fois chauffées conservent la chaleur. La soupe reste donc bouillante pendant très longtemps !
Le lendemain, on appelle un taxi qui nous emmènera au départ des bus pour Uyuni. On a déjà nos billets alors on tarde un peu, du coup on est à la bourre.

Et comme si ça ne suffisait pas, le chauffeur nous emmène au mauvais terminal de bus…Heureusement une gentille « mamita » appellera notre compagnie de bus pour leur demander de nous attendre, le temps que nous prenions un autre taxi qui nous mènera à bon port cette fois !
Pendant le trajet, impossible de décoller nos yeux des vitres tellement les paysages sont beaux ! Montagnes de toutes les couleurs, lamas, alpaguas….Que bueno !


Et le meilleur reste pourtant  à venir… 🙂

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6 réponses à “Potosi, un petit concentré de Bolivie

  1. Que dire ?… Waouh peut être. C’est superbe. Dommage que vous ayez pas pu faire des photos de la grotte. j’aurai bien aimé voir ce que ça donne. Rico, top le poncho ! lol
    Bisous les loulous

  2. Merci !! Rien que les tenues déjà ça annonce la couleur. Merde j’aurai bien aimé vous y voir. C’est cool. A+

  3. oui c’est dommage j’aurias bien voulu vous y voir aussi vous en mineurs, déjà en poncho c’est top!!!! on croirait un vrai de la bas dis donc!!! ça te vas bien mon chéri? et AUrelie, elle a pas essayer? ah toutes ces aventures, vous nous revenir je ne sais pas comment, et je crois un peu dépaysés. Ici les paysages sont !! plats dirons nous et pas colorés, ou gris!
    Profitez bien mes loulous
    bisous
    wilma

  4. Je suis heureuse que vous ayez réussi à faire les mines. Bravo Aurélie, ça n’a pas dû être facile pour toi !

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