Salta la Linda & la route du vin

Cette fois encore, notre arrivée sur un nouveau territoire est mouvementée.
Après 10h de train dans de très bonnes conditions pour une fois, on arrive à Villazon.
Avant de traverser la frontière argentine, on achète des billets de bus pour Salta. Assez chers d’ailleurs. Il est 14h30 et le bus part à 15h, jusque là tout va bien.
On croyait donc que le bus allait nous emmener à la douane, mais non, une dame nous y emmène à pieds et nous dit que le bus nous récupèrera de l’autre côté.
Mais en fait non ! Là un policier nous dit qu’il faut nous rendre à la station de bus de La Quiacqa, côté argentin…On prend vite un taxi mais on y croit plus beaucoup. Et on a bien raison parce qu’ici il est une heure de plus. Le bus partait à 15h et il est 16h !
Ces salauds nous ont donc volontairement vendus des billets pour un bus que n’aurions jamais pu avoir !

Arrivés au guichet argentin de cette compagnie, nous expliquons le problème mais le guichetier nous dit que lui il n’a rien à voir avec le bureau de vente en Bolivie.
Là, je m’énerve. Je deviens donc très rouge et je crie très très fort ! Pas très stratégique comme comportement puisque du coup il ne fera rien pour nous aider.
Eric y retournera quelque heures plus tard, très calme. Du coup, cette même personne nous échangera nos billets contre un départ le lendemain matin. ALLELUIA !

( Morale : toujours garder son calme pour obtenir ce qu’on veut. Le cas échéant, toujours avoir quelqu’un de calme sous le coude.)
Et voilà comment on est arrivés à Salta, dite « La Linda » (La Belle), après 7h de bus le long d’une très belle route  nouveau.

Là on est alpagués par le gérant d’un hostel pas chers dans lequel on regrettera avoir mis les pieds…On y avait une chambre juste à côté d’une table de poing pong et un baby foot, d’où une équipe de 30 rugbymen ont joué de 7h du mat à 3h du mat’ en hurlant « GOAAAAAAAAAAALLLLLL » toutes les 10 minutes. Un cauchemar.

Une fois un vrai petit havre de paix trouvé pour se loger, on flâne et on parcourt la ville.

Non, ce n’est pas le palais de Cendrillon, c’est une basilique !

On prend le téléphérique pour monter en haut du Cerro San Bernardo,  afin d’avoir une vue panoramique sur la ville.

On croise Mélanie et Florian, un couple de tour-du-mondistes rencontrés dans la première auberge, du coup on passe beaucoup de temps à papoter.

Le soir même on se retrouve autour d’une parillada (grillades) et d’une bonne bière Salta.

Excellente soirée en leur compagnie, malheureusement nos chemins se séparent trop rapidement : eux filent vers le Chili…

Nous on file louer notre voiture pour partir 5 jours en road trip dans la région de Salta puis de Jujuy.

Comme on est en basse saison, le tarif devient très avantageux : 190 ARS/ jour contre les 300 habituels. Banco, on grimpe dans notre Chevrolet !

On s’arrête en route pour déjeuner avec au menu les fameuses humitas et douceurs au dulce de leche, des touristes retraités argentins viennent nous taper la discut’, et avec eux ça dure un moment ! Mais qu’est-ce qu’ils sont gentils…

On poursuit vers notre première étape qu’est Cafayate (prononcer CafaCHate) en traversant la Quebrada de Los Conches. Même si ce jour là le soleil n’est pas au rendez-vous, les paysages nous éclairent !

Cafayate se trouve sur la fameuse Route du Vin alors une fois arrivés, on se rend dans un bar à vin très sympa. On y déguste 5 vins différents : Un Torrontès sec (vin blanc, spécialité de la région) et un sucré, un Malbec, un Tannat et un Merlot. TUE-RIE

Nos papilles émoustillées, on poursuit à la « Casa de las Empanadas » manger nos meilleures empanadas jusqu’ici !

Le lendemain on enchaîne gaiement avec la visite de la « Bodega Nanni », une propriété et exploitation vinicole qui ne travaille que des vins organiques. Là encore, on cédera à la dégustation. Même à 11h du mat’.

Certaines Bodegas proposent du vin « Don David », un des plus chers..:)

Puis en route à nouveau,  vers Cachi cette fois, on embarque un couple d’auto-stoppeurs argentins, Romina et Santiago.

Ils voulaient retourner à Salta mais comme on est les seuls à s’être arrêtés, ils décident de nous suivre.

Ils voyagent depuis plusieurs années avec pour ressource la vente de petits bracelets qu’elle fabrique, et les petites pièces que donnent les passants à Santiago quand il jongle…

Aujourd’hui, c’est la Quebrada de la Flechas que l’on parcourt. Vous devinerez aisément pourquoi elle porte ce nom là 🙂

On croise beaucoup de petits « temples » pour les gauchos disparus. Santiago descendra offrir une cigarette dans la petite cabane rouge pour nous porter chance sur la route (les gauchos fument pas mal…).

Arrivés à Cachi , petit village en montagne, Santiago et Romina se rendent compte que la nuit va être très fraîche pour eux. Oui parce qu’ils dorment dehors la majeure partie du temps…

Du coup on les invite à dormir dans notre chambre, histoire qu’on les retrouve pas en hypothermie le lendemain. Ce qui ne sera pas au goût du propriétaire de l’hôtel qui le lendemain nous demandera de l’argent supplémentaire alors qu’ils ont dormi parterre à nos pieds…

On reprend la route à travers la Valle del Encanto, ses cactus et ses guanacos (comme des vigognes, mais à têtes noires).

Bon ils sont tout petits sur la photo hein, ils sont sauvages je vous rappelle !

D’ailleurs, il y a un panneau « Attention aux guanacos » :

Qui est différent de celui « Attention aux lamas » (le même mais les pattes ne sont pas montrées en mouvements).

On passe par Salta pour déposer nos auto-stoppeurs et nous on file vers une autre province, celle de Jujuy (Prononcer « Rourouille »).

A la prochaine ^^

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9 réponses à “Salta la Linda & la route du vin

  1. Et une pour moi aussi, il est bon au moins?
    parce que un vin qui porte le nom DAVID doit être sublime!!!!!
    a part vos péripeties ce paysages est splendide, mais par contre vaudrait mieux pas tomber en panne. c’est plutôt desertique.
    Ces couleurs, ce design des montagnes on diait quelles sont sculptées.
    j’ai l’impresssion que vos paysages sont de plus en plus beaux c’est une idée?
    allez je reviens à mon monde, qui est gris et moche,
    big bisous
    wilma

  2. Moi je veux bien un ou deux tonneaux de dom David 🙂
    Comment ça ça rentre pas dans le sac ? Je veux pas le savoir

  3. Juste de voir les photo j’en prend plein les yeux…!!! Ça a l’air magnifique..!!! Bisous

  4. Pingback: Le retour. Mais revient-on vraiment ? | lunedumonde·

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